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LA GRAND PLACE DE BRUXELLES.

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On pourrait dire que la Grand Place de Bruxelles est un poème de pierres. Un rayon de soleil sur les dorures des maisons, les édifices illuminés quand le soir tombe et la magie opère. On est soudain dans un ailleurs, déconnecté de nos petites réalités quotidiennes. Vous l’avez compris, j’adore cet endroit.

Il va de soi que cet article ne se veut absolument pas complet ou historique, c’est simplement le résultat de quelques balades dans un lieu magique !

Victor Hugo la considérait, à juste titre, comme une des plus belles places du monde. Elle a d’ailleurs été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1998. Il aura fallu 30 ans de travaux en plusieurs phases pour rénover entièrement ses façades. Le résultat est magnifique et elle brille maintenant de tous ses feux !

 

Les édifices sont bien connus :  l’Hôtel de ville, la Maison du Roi, les Maisons des corporations.

L’hôtel de ville date du 15e siècle, c’est un chef d’oeuvre de l’architecture gothique Brabançonne. Quand on pense que Charles le Téméraire a posé la première pierre de l’aile droite du bâtiment, ça laisse rêveur. Même si la majeure partie des bâtiments ont été reconstruits, on se prend à imaginer tous ces hommes et femmes, connus ou inconnus, qui ont arpenté la Grand Place. On passe en revue les événements heureux ou tragiques qui se sont succédé là au cours des siècles !

Pour les personnes qui voudraient approfondir le sujet, je joins le lien de la Ville de Bruxelles et celui de l’Unesco qui sont fort intéressants.

https://www.bruxelles.be/artdet.cfm/5757

http://whc.unesco.org/fr/list/857/

 

Ci-après une photo de détails de la façade de l’hôtel de ville, véritable dentelle de pierres suivant l’expression consacrée. Au départ, la façade ne comprenait pas toutes les statues actuellement visibles, elles ont été fabriquées et ajoutées entre 1844 et 1902.

Le lien ci-après comprend une série de photos de détails fort belles à la rubrique Le Beffroi. Il suffit de cliquer sur la première image.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hôtel_de_ville_de_Bruxelles

La Maison du Roi qui abrite le musée de la ville de Bruxelles était au départ la Halle au pain. Le bâtiment d’origine devait dater du 12e siècle mais au fil des siècles il a été remanié, restauré plus ou moins bien et a abrité diverses administrations du duché de Brabant. Il est devenu la Maison du Roi lors de l’accession de Charles Quint, Duc de Brabant au trône d’Espagne en 1516.

Cet édifice a connu tant de modifications et de destructions qu’en 1873, il a été décidé de tout détruire pour tout reconstruire sur base des plans du 16e siècle et des documents d’archives.

 

Les Maisons des Corporations portent chacune un nom en général en relation avec le type de métier de la corporation ou de la guilde qui l’occupait ou d’un événement survenu à cet endroit.

Un petit exemple avec la photo ci-dessous, de gauche à droite :

La maison du Cornet avec son pignon en forme de proue de navire, reconstruite en 1697 après les bombardements par les troupes françaises. C’était la maison de la corporation des bateliers depuis le 15e siècle.

La maison de la Louve, détruite à plusieurs reprises suite aux bombardements français et à des incendies fut chaque fois reconstruite et porte un pignon en forme de phénix renaissant de ses cendres. C’était la maison du Serment des Archers depuis le début du 17e siècle.

Le Cornet, la Louve, le Sac, la Brouette

La maison du Sac, actuellement Maison des Maîtres Chocolatiers Belges, abritait la corporation des ébénistes et des tonneliers. Elle porte sur sa façade une sculpture représentant deux hommes, l’un des deux tient un grand sac ouvert et l’autre plonge littéralement la tête la première dans le sac. Les outils des ébénistes figurent également sur la façade.

La maison de la brouette, était occupée par la corporation des Graissiers (marchands de volailles et de produits laitiers). Elle porte à son faite la statue de St. Gilles, patron des graissiers et sous les fenêtres du 1er étage figurent plusieurs cartouches. Les deux cartouches du centre représentent une brouette dorée sur fond bleu tandis que les cartouches latéraux mentionnent le nom de la corporation et celui de la maison : ‘t Vettewariers Huys (maison des graissiers) et Den Cruywagen (la brouette).

Un petit carrousel de quelques emblèmes des maisons ou de leur pignon (cliquez sur la première image) :

 

Un petit mot en passant sur Everard t’Serclaes. Les touristes semblent beaucoup apprécier d’aller lui faire une petite caresse pour se porter chance ou pour être certains de revenir un jour à Bruxelles. Honnêtement je trouve ce monument assez sinistre mais bon, on a rarement vu un gisant rire aux éclats!

Je reprends ici un texte écrit par Frederic Solvet qui résume très bien les événements qui ont conduit à considérer t’Serclaes comme un des libérateurs de Bruxelles.

« Nous sommes le 24 octobre 1356, la Guerre de succession du Brabant bat son plein, Everard t’Serclaes escalade l’enceinte de Bruxelles et, aidé des patriotes bruxellois, chasse les troupes flamandes hors de la ville. Au même titre que Montgomery, il peut donc être qualifié de libérateur de Bruxelles.

Everard t’Serclaes était membre des Lignages de Bruxelles, ces grandes familles qui ont dirigé Bruxelles au Moyen-Âge. Il fut cinq fois échevin de la ville. Ses fonctions l’amenèrent à défendre les droits de sa cité au risque de se faire des ennemis. C’est ainsi qu’en mars 1388 Sweder d’Adcoude, seigneur de Gaesbeek, envoya ses hommes pour agresser t’Serclaes… Agression qui lui coûta sa langue coupée nette et la vie quelques jours plus tard… Everard rendit son dernier souffle sur la Grand Place, dans la Maison de l’Etoile »

Cliquez sur la première image.

Le monument original en laiton, oeuvre de Julien Dillens,  datait de 1902. Il a été restauré à diverses reprises et pour éviter de nouveaux dommages, les autorités ont décidé de placer une copie en bronze sous la maison de l’étoile. L’original et la maquette qui a servi à le couler ont été restaurés. Ils resteront exposés dans la salle Ogivale de l’hôtel de Ville.

 

La grand Place et les fleurs :

La Grand Place ne serait pas tout à fait ce qu’elle est sans la présence des fleurs ! Depuis des décennies, un marché aux fleurs se tient ici qui ajoute de la vie et des couleurs à l’endroit. En 2015, l’Italie Baroque était à l’honneur sur la Grand Place et dans l’Hôtel de ville.

Mais le plus spectaculaire est bien entendu le tapis de fleurs. Tous les deux ans depuis 1971, un immense tapis de fleurs de 1800 m2 est installé par des bénévoles sur des thèmes divers.

Cette année, on fêtait l’amitié entre le Japon et la Belgique. Il aura fallu 600.000 bégonias, des dahlias et des écorces de bois teintées pour former cette tapisserie symbolisant la beauté de la nature du japon.

Ci-après le dessin général du tapis :

Dessin général du tapis.

Quelques photos pour illustrer mon propos. (Cliquez sur la première image) :

Fin de la visite ! Il y a certainement encore beaucoup de choses à dire et surtout beaucoup de photos à prendre mais les articles sur ce sujet et les livres bien documentés ne manquent pas. je voulais simplement vous faire partager mon enthousiasme.

J’attends avec impatience « Les plaisirs d’hiver », la ville illuminée, le grand sapin de Noël et les animations sons et lumières qui nous rendent nos âmes d’enfants. L’occasion de prendre d’autres photos et qui sait,  écrire une suite à cet article..

Bonne lecture.

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